MAIN MENU
TÂM TƯ SAO BIỂN 2000
- Lời đầu tập
- Pourquoi?
- Phiên bản Mái Nhà Chung CSB
- CSB trước thềm TNK III
- Hôn Nhân - Một ơn gọi?
- Hội chứng Tu Xuất
- Những thách thức từ con trẻ
- Truyện ngắn: "Suối đó" ngày đó
- Thơ: Hân Hoan
- Thập Giá Nhiều Chất Liệu
- Thơ: Năm 2000 ...
- Tiếu Lâm đỡ buồn
- Quay về từ hố thẳm
- Tôi đã làm được như thế
- Tôi đã sống ... đã nghĩ
- Giai thoại TCV
- Đến cùng anh em ...
- Thư Khánh Hòa
- Đường tôi đến SB
- Những kẻ nỏ mồm
- Nhật Ký Nhóm
- Thư Dayton
- Tin vui cho quí bà
- Họp Thường niên
- Chia buồn
- Chia vui
- Lời khép
TÂM TƯ SAO BIỂN 2000
Pourquoi ai-je quitté mon sacerdoce?
Antoine

Mes chers condisciples,

"Pourquoi avez-vous quitté votre sacerdoce?" est la question que tant de fois vous m'avez posée. Ce n'est pas facile à répondre, mais je m'efforcerai de vous plaire quand même, malgré moi un petit peu seulement.

En me profitant de ces brèves lignes, je vous transmets mes sincères intimes sentiments. Je veux vous écrire en francais non parce que j'y suis habile mais par le préférence d'un grand nombre d'entre vous.
Ils me préfèrent écrire en cette langue pourqu'ils puissent la relire et la revoir après de longues années. Ceci est délicat aussi, n'est-ce pas? Je vous demande votre pardon si quelqu'un parmi vous se sent déplaisant ou gêné en lisant ces lignes...

Alors, pourquoi ai-je quitté mon sacerdoce?
D'abord, c'est à cause de ma faute - mea maxima culpa. Je manquais de la volonté, même de la foi. Je ne savais comment subir la solitude quand il n'y avait rien à faire excepté la riziculture pour survivre.
Je n'étais vraiment pas patient et endurant. On dit souvent: "Etre sans rien faire, c'est l'origine des péchés." Dans une situation complexe, pleine de difficultés au point de vue politique, économique, matérielle et spirituelle, il m'est facile à me décliner.
Je ne savais trouver à moi-même une bonne route pour marcher et un travail intellectuel qui pouvait m'aider de surpasser tout et de vivre dans la grâce de Dieu.
J'étais loin de L'Evêché, loin de mes confrères et surtout n'avais pas tant de relations avec eux à cause de la situation de sécurité publique en ce temps-là: nous étions limités des contacts sous forme de retraites régionales ou diocésaines, mensuelles ou annuelles. L'homme solitaire est souvent l'objet des tentations.

Secondairement, c'est à cause de ma manque de confiance en mon Supérieur, mon Evêque. Il me semble qu'il ne savait pas comment supporter les jeunes prêtres et qu'il ne les comprenait pas. Ceux-ci étaient partis avant moi d'une fois ou d'autre. Eux, qui travaillaient dans des paroisses isolées, lointaines et privées de tout. Là, il y avait très peu de chrétiens et ils n'avaient pas beaucoup de tâches pastorals à faire. Au matin, quelques personnes - au moins dix - allaient là la messe. Au soir, le Curé devait s'asseoir devant la porte de l'église pour les attendre à la prière. Je me demandais souvent: vivais-je ici pour quoi faire? Une seule chose qui me faisait réfléchir c'était que comment je pouvais aider mes pauvres chrétiens dans leurs situations de cette époque-là. Ils étaient pauvres, mais vertueux et riches en charité. Cependant ils vivaient loin de l'église de la paroisse, les vietnamiens ainsi que les montagnards; ils pouvaient venir avec moi seulement aux dimanches. Et puis tout était tranquille toute la semaine depuis Lundi jusqu'au Samedi. Si mon Evêque y avait pensé, si mes confrères l'avaient reconnu, je ne serais pas peut-être parti...
Vivant dans un endroit lointain et pauvre, je ne pense pas à une vie plus aisée, pleine de besoins matériaux, mais j'avais, en réalité, besoin des soutiens mentaux. Malgré que je dusse mendier mon pain chez mes confrères plus âgés, mais avant tout, je voulais demander leur stimulation et leur bienveillance. La compréhension envers les autres n'est jamais superflue.


Enfin, c'est à cause de la condition spéciale de sécurité en ce temps-là que multiples règlements particuliers avaient été strictement imposés. Je n'avais jamais la permission de me déplacer n'importe où sans demander un laissez-passer.
Je n'étais pas assez comfortable en pratiquant la pastorale. Je n'avais aucun support du côté de chez mes fidèles, même chaque fois j'étais invité à une enquête parce qu'ils étaient faibles et incultivés.

Tout cela me conduisait au découragement et à la vie charnelle. Je pensais à mon serment quand je me couchais sur terre écoutant la prière des Saints avant la réception du diaconat. J'avais dit à moi-même: "Un jour, si je me succombe, je ne me lèverai pas". Et ainsi je suis parti...

En somme, tout est à ma faiblesse. Tout est à ma manque de volonté, de confiance, de patience. Je n'avais pas eu assez d'esprit serviable. Je vous parle non pas pour me trouver une apologie mais pour demander votre compréhension après la miséricorde et le pardon de Dieu.

Après presque quinze ans hors du giron de l'Eglise, j'ai été dispensé par le Pape et maintenant je vis comme les autres chrétiens, comme vous avec quelque regret du passé.
Mais dans la difficulté financier de ma famille, parfois je tombe au désespoir et me plains de la bonté de Dieu. Est-ce que je suis encore puni par Lui? Donnez-moi une prière afin que je puisse avoir la Foi et l'Espérance en Celui qui est toujours miséricordieux à ses pécheurs.
Dans la grâce de Dieu et de la Sainte Année.

Amicalement,

Antoine